L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea

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Hij landt op Charles De Gaulle en neemt een taxi naar de Ikea. Ajatashatru Lavash Patel is een Indische fakir met alleen een vals, aan één kant bedrukt 100 Euro-biljet en op zoek naar een spijkerplank. 98 Euro later verdwaalt hij in de Ikea en wordt in een kast opgesloten, op transport gezet met wat Soedanese illegalen in een vrachtwagen onder het kanaal.

Zo begint een avontuur zoals het zelden of nooit door een Frans schrijver neergepend is geworden. Romain Puertolas is met zijn fakir door dertig uitgeverijen wordlwide geboekt voor vertaling. Maar nog geen Nederlandstalige talenscout die hier ahnung van heeft…….

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Le costume en soie grise et brillante de l’homme, sa
cravate rouge, qu’il n’avait pas pris la peine de nouer
mais d’épingler, et sa chemise blanche, le tout horriblement
froissé, témoignaient de nombreuses heures d’avion.
Mais étrangement, il n’avait pas de bagage.
Soit il est hindou, soit il a un sacré traumatisme crânien,
pensa le chauffeur en voyant le gros turban blanc qui
entourait la tête de son client. Mais son visage mat et
barré d’une gigantesque moustache le faisait plutôt pencher
pour un hindou.
– Ikea ?
– Ikea, répéta l’Indien en laissant traîner la dernière
voyelle.
– Lequel ? Heu… What Ikea ? bafouilla Gustave qui
se sentait aussi à l’aise en anglais qu’un chien sur une
patinoire.
Son passager haussa les épaules comme pour dire qu’il
s’en ichait. Djeustikea, répéta-t-il, dontmatazeoanezatbetasiutyayazeparijan.
C’est à peu près ce qu’entendit le
conducteur, une suite confuse de gazouillis palataux
incompréhensibles. Mais gazouillis palataux ou pas, en
trente ans de métier passés chez Taxis Gitans, c’était
bien la première fois qu’un client fraîchement débarqué
du terminal 2C de l’aéroport Charles-de-Gaulle lui
demandait de le conduire dans un magasin de meubles.
Car il n’avait pas souvenir qu’Ikea ait récemment ouvert
une chaîne d’hôtels à son nom.
Gustave en avait eu des requêtes insolites, mais celle-là
décrochait le coquetier. Si ce gars-là venait vraiment
d’Inde, alors il avait payé une petite fortune et passé huit
heures dans un avion, tout cela dans le seul but de venir
acheter des étagères Billy ou un fauteuil

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