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di 26/02/2013 – 16:28
Wettelijk verplichte dienstverlening, zoals openbare telefooncellen, de inlichtingendiensten en de telefoongidsen, is overbodig geworden. Dat besluit het Belgisch Instituut voor Post en Telecommunicatie (BIPT) na een audit. De regulator stelt voor om de verplichting van die diensten af te schaffen.

Bellen in de jaren zeventig

Aluminium en glas en eigenlijk flink bemeten. In een telefooncel van de jaren zeventig had de eerste versie van Bart De Wever zich moeiteloos kunnen wenden en ook nog een bourrée kunnen dansen. Onder de grijze telefoonbak was een even grijze tablet in fineer. Daar kon je notities op maken, op afkloppen en je hand steunen want iedere beller maakte een ballet van je welste. Je moest toen al behoorlijk kunnen van alles tegelijk doen: je concentreren op het gesprek, de vijffrank-stukken klaar houden, om onverklaarbare redenen je schoenen in het oog houden, je hele mimiek inzetten om de overkant te overtuigen of je ontreddering te verbeelden ( alsof je in een videoconferentie zat) en ook nog eens het ongeduld peilen van de wachtenden buiten. Maar er waren ook telefooncellen midden de velden van Vlaanderen waarvan sommigen legendarisch waren omdat je daar zonder probleem en gratis de hele wereld kon bellen. De deuren waren plomb en veerden altijd dicht met een akelig kriepend geluid net voor de doffe klap waarmee ze dichtviel. Het rook er naar sigaretten, urine en metaal. Het snoer van de telefoonhoorn was in een metaalharnas gehuld dat moeilijk meegaf. De hand die hem vasthield wist niet wat de andere hand deed: de telefoonversie van luchtgitaar spelen, tenzij er een balpen in het spel was en dan werd er op een papiertje van alles gekrabbeld en vooral geschetst. Je had een museum kunnen vullen met alle cryptische krabbels die in een telefooncel achtergelaten werden.

En hier onovertroffen, Philippe Delerme “La première gordée de biere et quelques petits plaisirs

Appeler d’une cabine téléphonique

Ce n’est d’abord qu’une succession de contraintes matérielles toujours un peu
embarrassées : la lourde porte hypocrite dont on ne sait jamais s’il faut la pousser – tirer
ou la tirer – pousser ; la carte magnétique à retrouver entre les tickets de métro et le
permis de conduire
– Contient-elle encore assez d’unités ? Puis, le regard rivé sur le petit écran, obéir aux
consignes : décrochez… attendez…
Dans l’espace clos, trop étroit et déjà embué, on se tient ramassé, crispé, pas à l’aise. Le
pianotage du numéro sur les touches métalliques déclenche des sonorités aigrelettes et
froides.
On se sent captif, dans le parallélépipède rectangle, moins isolé que prisonnier. En
même temps, on sait qu’il y a là un rite initiatique : il faut ces gestes d’obédience au
mécanisme raide pour accéder à la chaleur la plus intime, la plus désemparée la voix
humaine.
D’ailleurs, les sons progressent insensiblement vers ce miracle : à l’écho glacial du
pianotage succède une espèce de chanson ombilicale modulée qui vous conduit au
point d’attache enfin, les coups d’appel plus graves, en battements de coeur, et leur
interruption comme une délivrance.
C’est juste à ce moment-là qu’on relève la tête. Les premiers mots viennent avec une
banalité exquise, un faux détachement
« Oui, c’est moi — oui, ça s’est bien passé — je suis juste à côté du petit café, tu sais,
place Saint-Sulpice ».
Ce n’est pas ce que l’on dit qui compte, mais ce qu’on entend. C’est fou comme la voix
seule peut dire d’une personne qu’on aime de sa tristesse, de sa fatigue, de sa fragilité,
de son intensité à vivre, de sa joie. Sans les gestes, c’est la pudeur qui disparaît, la
transparence qui s’installe.
Au-dessus du bloc téléphonique bêtement gris s’éveille alors une autre transparence.
On voit soudain le trottoir devant soi, et le kiosque à journaux, les gosses qui patinent.
Cette façon d’accueillir tout à coup l’au-delà de la vitre est très douce et magique :
c’est comme si le paysage naissait avec la voix lointaine. Un sourire vient aux lèvres.
La cabine se fait légère, et n’est plus que de verre. La voix si près si loin vous dit que Paris
n’est plus un exil, que les pigeons s’envolent sur les bancs, que l’acier a perdu.

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